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mardi 9 juillet 2013

Des restructurations dans l'air : gagnants et perdants probables

Il ne suffit que de lire les objectifs de flottes de l'armée de l'air, issues du livre blanc, pour
comprendre qu'un tour de fermetures de bases aériennes va devoir être réalisé dans les années qui viennent. Le CEMAA ne s'en est pas caché devant les sénateurs, et il faudra même y avoir recours, pour tenir les objectifs de réductions de postes... issus de la réforme de 2008. Sans perdre dans la cohérence d'ensemble, et le général Denis Mercier l'a redit, c'est sa priorité : à quoi bon avoir des chasseurs si on n'a pas de tankers pour les faire voler ? Ou pas d'hélicoptères pour aller en recueillir les pilotes ? Ou encore de liaisons de données et de radars ?

Pour avoir tout cela, l'armée de l'air va devoir (encore) maigrir. Au chapitre des certitudes, Tours et Dijon vont perdre leur activité aérienne, permettant d'économiser l'essentiel de la main d'oeuvre présente sur site (les DRH et le CFA peuvent théoriquement rester sur place, ils n'ont pas besoin de pistes et de pompiers pour fonctionner). Les Alpha Jet de Tours migrent sur Cognac.
Luxeuil, sauvé in extremis par l'intervention d'un ministre en 2008 mais pas par sa météo et son infra ancienne, ne peut que fermer. Les Mirage 2000-5, qui voient leur durée de vie allongée, pourraient rallier Nancy, constituer un pôle Mirage 2000 (un escadron de Mirage 2000D serait dissout). Ou Orange, ou encore, s'installer à Avord.
Le site de Romorantin est aussi clairement menacé. Tout comme, vraisemblablement, le 3e RHC d'Etain, dont la fermeture est annoncée depuis 2009 : aucun travail d'infra n'a été entrepris. Le format matériel futur de l'ALAT ne permet tout simplement plus d'alimenter trois RHC conventionnels et le 4e RHFS. La question peut aussi se poser sur les deux bases-écoles.
Grandes gagnantes, les bases du sud-ouest, qui gagnent des aéronefs. Outre les Alpha Jet -et peut-être demain les Pilatus PC-21, Cognac peut récolter les avions légers de surveillance, ainsi que les drones MALE promis par le ministre. Pour autant qu'ils puissent voler dans l'espace aérien français. Mont-de-Marsan doit engager la rénovation de sa ligne de hangars : plus de 1.500 mètres de linéaire, quand tout sera terminé, et trois escadrons de chasse. Là où il n'en restait plus qu'un seul en 2005.
Les avions des forces spéciales et les CPA, indissociables, semblent hésiter encore entre Mérignac (plate-forme civile ouverte 24 heures sur 24) et Cazaux (plus discrète, et qui accueillera au moins 16 Caracal contre 6 actuellement).
Mais c'est donc qu'ils n'iront pas à Evreux, comme prévu dans les restructurations de 2008. La base de l'Eure n'aura peut-être pas non plus les MRTT car la France en commandera moins que prévu (12 contre 14), et ils pourraient donc tous stationner à Istres, là où sont les actuels tankers. La base aura cependant déjà pas mal gagné sous l'ère Morin : elle accueillera à la rentrée les derniers membres du GTSIC Aéro, dont les locaux flambants neufs ont été inaugurés en début d'année. Et les Transall feront cinq ans de rabiot, jusqu'en 2023. Un peu de temps, donc, avant se poser la question de ce qu'on mettra, éventuellement, à leur place.