Les principaux thèmes du blog

100 ans de l'aéronavale 11e BP 14 juillet 14-juillet 27e BIM 2e REP 65 ans du débarquement 70 ans du D-DAY 75 ans de l'armée de l'Air A400M Accident Accidents aériens acm adaptation réactive aéromobilité aéronavale Afghanistan afrique AIA airbus Airbus Military ALAT Allemagne Aquitaine armée de l'Air armée de terre artillerie Atlas australie BAE Systems balardgone bases de défense Belgique billet d'humeur blessés BPC Brésil BRI BSS Budget CABAT Canada cavalerie CEMA cemaa CEMAT cemm Chammal Chef des armées Colloque com 2.0 Com' opérationnelle commandos marine commémoration coopération européenne COS CPA cvm cyberdéfense Dassault Aviation DCI DCNS DCRI Débarquement de Provence décorations DGA DGSE dicod Dissuasion djibouti douanes DPSA DPSD DRM Drones EADS EAU Ebola économies budgétaires Egypte EI élection présidentielle EMA Espace espagne Euro Eurocopter euronaval Eurosatory Export Externalisation FAS Fazsoi femmes flotte gouvernementale forces spéciales Gabon gendarmerie gicat GIGN golfe persique Grande-Bretagne Guyane haïti harmattan hélicoptères IMFEAU in memoriam Inde Industrie de défense Irak ISAF jordanie justice légion étrangère les exclus du Mamouth Liban Libye livres louvois lutte contre le terrorisme Mali marine MBDA MCO media milipol Mindef minint missiles mort au combat musée narcotrafic nato Nexter Niger nigéria nominations OMLT Opint otages OTAN pacdg PAF parachutistes parlement phrase de la semaine Piraterie plan de relance PME police pologne pomlt PPS prémar premier ministre PTSD Rafale RAID rca RCI reconversion Recrutement réductions budgétaires renseignement réserve RESEVAC ressources humaines restructurations Royale RTD Sagem salon du Bourget Sangaris santé SAR sécurité civile Sentinelle serval SIAe Syrie tchad Thales Tigre UE UK urgence opérations USA Uzbeen VBCI Vigipirate

dimanche 13 janvier 2013

Somalie : comment la DGSE a procédé

C'était un ressenti largement diffusé au sein de la DGSE : la précédente administration n'avait pas fait sa priorité de la libération de Denis Allex. Les faits sont là, la nouvelle équipe a mis de gros moyens dans la tentative réalisée cette semaine en Somalie.
Mon confrère Jean Guisnel, souvent bien informé sur les questions de renseignement, livre sur son blog le scénario de la tentative de libération de l'otage, dans la nuit de vendredi à samedi. Il affirme que les opérations ont été menées depuis le BPC Mistral, qui avait il est vrai disparu du scope depuis décembre, accompagné par la frégate Chevalier Paul, dont nous avions évoqué ici les dernières activités. 
Selon mon confrère, six hélicoptères ont été mis en vol pour lever et appuyer une cinquantaine de commandos.Un chiffre qui semble important, si on le rapporte au nombre de HM (quatre) et à la possibilité de perdre des hélicoptères dans ce genre d'opération. Pour ma part, je restais plus fixé sur une trentaine d'opérateurs, le chiffre de 50 pouvant comprendre les équipages.
Il confirme la présence de Tigre -ils étaient deux- et de Caracal que j'avais évoquée hier. Le GAM-56 Vaucluse ne détenant pas suffisamment d'hélicoptères Caracal, il a dû en prélever, vraisemblablement à Cazaux, car l'autre exploitant de Caracal, le 4e RHFS est mobilisé, lui, au Mali, avec au moins trois engins. L'EH 1/67 Pyrénées maintient pour sa part encore un engin à Kaboul, sur les six qu'il détient.
Le même 4e RHFS a cependant vraisemblablement fourni des équipages, ainsi que les deux Tigre.
Cette opération, sur laquelle plane encore de très nombreux secrets, est cependant une première, pour une libération d'otage, mobilisant à la fois la DGSE, les forces spéciales et les forces conventionnelles. Comme on le craint souvent, cette interaction des trois communautés ne semble pas avoir posé de problème particulier parce que chacun a sans doute dû rester dans son secteur.
La marine confirme à la fois ici sa capacité à jouer au centre des opérations spéciales et clandestines avec un BPC, son véritable couteau suisse. Un tel scénario avait déjà été joué au large de la Corse pendant l'exercice Demetrios en 2011 : c'était quelques semaines avant le début des opérations en Libye. Tandis que le BPC Tonnerre était resté, lui, tapi en haute mer pendant les évènements de Côte d'Ivoire, toujours en 2011. Sa présence discrète avait notamment permis d'effectuer des relèves et des ravitaillements en moyen, tout en conservant, à l'abri des regards, une force de réaction rapide si la France avait perdu le contrôle à Abidjan.