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lundi 21 janvier 2013

Philippe Meunier : "le président aura des comptes à rendre"

Le secrétaire de la commission de la défense de l'assemblée nationale, l'UMP Philippe Meunier (photo, crédit AN), élu du Rhône, dénonce le manque d'anticipation de l'exécutif dans la crise malienne et demande à ce que les touaregs soient réintroduits dans la résolution de cette crise.

Vous avez diffusé un communiqué virulent contre le président la semaine dernière : que lui reprochez-vous exactement ?
Il y avait une nécessité à stopper les colonnes qui arrivaient du nord. Mais François Hollande a donné aux islamistes un blanc-seing en n'intervenant pas plus tôt, et en expliquant pendant des mois que la France n'interviendrait pas au sol.
Vous estimez que c'est un retard à l'allumage ?
Non c'est un mauvais choix du président de la République. Il aurait fallu procéder comme en Côte d'Ivoire, quand la France s'était déployée entre les deux zones, et les avaient rendues étanches, empêchant les pénétrations. En ne le faisant pas, François Hollande a en quelque sorte donné carte blanche aux islamistes. Et notre dispositif sur place était trop faible. Il aurait fallu, en fait, mettre plus de matériel en pré-positionnement, avec des avions d'assaut et des hélicoptères Tigre, bien mieux protégés qu'une Gazelle. On savait que les islamistes étaient lourdement armés. Cette situation n'est pas acceptable. Il faut aussi réintroduire la problématique touareg, et discuter avec eux. C'est la clé de voûte de cette crise. On ne doit pas les assmiler aux islamistes, et reconquérir le nord-Mali pour en redonner les clés à Bamako sans considérer les touaregs. Je suis favorable, je le redis, à la lutte contre le terrorisme mais il ne faut pas oublier les touaregs.
Cette crise révèle-t-elle pour vous des carences capacitaires dans nos armées ?
Mais on avait à disposition ces Tigre ! Il fallait juste les pré-positionner dans cette zone. Ce n'est pas un mauvais choix des armées, mais du politique, c'est le politique qui donne les ordres aux armées. Si encore le Mali avait dû faire face à des colonnes très volumineuses non prévues, mais on sait que ces islamistes sont au nord-Mali depuis des mois ! Le président a fait preuve d'un manque d'anticipation. Ce n'est pas acceptable, et le président aura des comptes à rendre aux armées et aux Français.
Le ministre de la défense n'est pas encore venu à la commission, c'est une faute de goût ?
Il était en interview ce matin-là, il avait donc du temps disponible. Le président de la République et ce gouvernement n'appréhendent pas les choses en face. On est face à un pouvoir qui n'entend pas. Il ne faudra pas s'étonner si les choses se passent mal.
Que voulez-vous dire ?
On est comme face à un mur. L'exécutif n'a pas pris l'ampleur des dossiers. Pour ce qui est du ministre, cela fait déjà un certain nombre de jours que l'armée française est sur le terrain. On l'auditionne mercredi, si c'est pour l'entendre dire ce qu'il a déjà dit à la télévision...
Quelles questions voudrez-vous lui poser ?
Pourquoi ces moyens militaires n'ont pas été déployés plus tôt. Et je veux aussi des explications sur l'affaire somalienne. Puisqu'il a dit que cela faisait plus d'un mois que le dispositif était en place, je veux comprendre.